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Dans un verre, 2 cuillère à soupe de sucre, 1 mesure de rhum, eau bouillante, tranche de citron

Espanyia (L')

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Références

  • Gamme : Hawkmoon
  • Sous-gamme : Hawkmoon - 2ème édition
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Supplément de contexte
  • Editeur : Oriflam
  • Langue : français
  • Date de publication : janvier 1998
  • EAN/ISBN : 2-906897-96-5
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre de 160 pages à couverture rigide.

Description

Ce supplément de contexte s'attache, comme les autres ouvrages "régionaux", à décrire une partie de l'Europe. Cette fois-ci, c'est l'Espagne du futur qui fait l'objet du livre.

Le livre commence par 6 pages de description générale détaillant son histoire, son climat, l'attitude des gens face à la science et à l'art, l'armée ainsi que le commerce et l'artisanat. On y apprend entre autres que l'empire espanyien fait partie des trois plus grandes puissances d'Europe (avec la Granbretanne et l'Asiacommunista). On y trouve aussi une carte de l'Espanyia présentant les provinces "continentales" (l'empire possédant aussi des provinces éloignées). Le premier chapitre se termine par des informations concernant la création de personnages espanyiens.

Les neuf chapitres suivants présentent les principales régions de l'Espanyia, à savoir l'Algarvo, l'Alhambra, l'Andaluziao, l'Aragon, les Deux Castiya, la Galizia, la Lusitania, la Lyanuria et les Iles Baléryas et enfin Madreid. Ils sont tous construits suivant le même modèle : description géographique, démographique, politique, militaire, mais aussi la présence de religions, de sectes, d'arts et de sciences. On y trouve ensuite les différentes personnalités, les sites intéressants et un historique de la région. Sont présents également des exemples d'événements qui peuvent se produire et qui sont autant d'idées de scenarii, et, pour certaines régions, une carte. Chaque chapitre fait entre 7 et 14 pages (pour la capitale, Madreid, qui contient beaucoup de description de sites et d'ambassades).

Le chapitre suivant décrit de façon succincte les sept provinces mineures ainsi que les provinces "extérieures", donnant une idée de l'étendue de l'empire. On y donne également une chronologie complète de l'Espanyia depuis le tragique millénaire.

Le dernier chapitre contient une campagne de 44 pages intitulée "Le jour où la foudre coulera...". Engagés par un noble, les personnages se voient confier la délicate mission de voler un secret technologique à un savant se trouvant en Ancienne-Castiya, noyau intellectuel de l'Espanyia à forte présence militaire. Les personnages se devront d'être discrets, et, comme on pourrait s'en douter, tout ne se passera pas exactement comme prévu. Les personnages auront ainsi l'occasion de visiter une grande partie de l'Espanyia...

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 22 août 2019.

Critiques

Fab  

Honnêtement, ça m'arrache les boyaux de mettre une note de 2 à un supplément Hawkmoon... Mais bon, tant pis!

Alors voilà : je l'ai attendu longtemps, ce supplément. Je l'ai acheté, je l'ai lu, je l'ai refermé, et depuis je ne l'ai que très rarement ouvert. Pourquoi? Tout simplement parce que le contenu est bien trop convenu, classique, pas original pour deux sous (à quelques rares exceptions près), devenant du pain béni pour les détracteurs d'Hawkmoon. En effet, ce fantastique jeu est en permanence sur le fil du rasoir, oscillant entre une forte originalité et l'utilisation de poncifs médiévalo-renaissance. L'ambiance propre à ce jeu est le résultat d'un subtil équilibre entre ces deux aspects, et ne pas s'en rendre compte amène à plonger tête baissée vers la platitude.

Et c'est exactement ce qui arrive avec ce supplément sur l'Espagne : pas une once d'originalité (mis-à-part la fantastique vision de Lisbonne), beaucoup de PNJs très fouillés mais tellement "banals" que je n'ai pas envie de les utiliser (franchement, la présence d'un défenseur des pauvres pompé sur Zorro fait sourire), une Eglise omniprésente mais dont les ravages moraux ne sont pas assez mis en avant... Bref, c'est pas que c'est mauvais, c'est que ça n'a pas du tout un goût de "utilisez-moi!"...

De plus, malgré la très alléchante couverture bien dans le ton de ce qu'aurait du être le contenu, la conception laisse à désirer : des descriptions trop hâchées, des cartes illisibles, un papier grossier... Quant au gros scénario, il me laisse un goût râpeux : pour faire simple, je n'imagine absolument pas l'Afrique du Nord d'Hawkmoon (Maroc) comme elle est présentée. Trop plat et convenu, une fois de plus... Tout ça manque cruellement de mystère.

sk8bcn  

La couverture de l'Espanya est superbe et m'a toujours fait rêver. En plus, elle est cartonnée et le livre est épais. Seulement, le budget de conception est probablement complètement englouti là dedans. Parce que l'épaisseur du livre est trompeuse : si on pourrait croire à un livre de plus de 200 pages, il en fait en réalité 160 environ, avec un papier épais de basse qualité, plutôt moche. D'ailleurs, le livre n'a pas trop d'illustrations.

S'il n'est pas dans mes habitudes de m'étendre sur l'esthétique, je tenais à le souligner pour ceux qui, comme moi, pourraient rêver de l'ouvrage en voyant son aspect extérieur.

De toutes façons, ce qui compte, c'est le texte. Et je suis très mitigé sur cet aspect. La structure du livre reprend celle du supplément "La France". Mais si, pour celui-ci, j'avais été happé dès l'introduction, je n'ai pas eu de "waouh effect" pour l'Espanya.

Chaque région est décrite selon presque le même format que "La France" mais ce n'est absolument pas du même niveau. Certes, l'Espanya est moins un patchwork d'idées que la France et il s'en dégage une plus forte cohérence, mais il est simplement rempli de background "mort". C'est à dire qu'on apprend des choses telles que "La Lusitania est une province indépendante mais qui règle des impôts à la couronne en remerciement de leur participation à la guerre d'indépendance andaluzienne...". On est dans un format qui rappelle les guides touristiques, sans que jamais l'auteur ne s'interroge sur ce qui motiverait un MJ à écrire une campagne en Espanya. Symptômatique : la seule différence dans le format de description entre "La France" et "l'Espanya" est la suppression de la section "Idées d'Aventures" : visiblement, l'auteur était aussi peu inspiré que moi à la lecture.

Je n'ai pratiquement eu aucune envie de localiser une aventure dans ce pays. La noblesse Espanyenne est certes beaucoup décrite mais rien n'a enflammé mon imagination. Vu la 4ème de couverture "Décadence et corruption, intrigues et assassinats, les marques de fabrique de l'Empire du Milieu", on sent qu'il s'agissait de l'objectif de l'auteur, sans qu'il ne parvienne à créer un contexte qui donne envie.

Mention spéciale à Lizboa tout de même, seul brin d'originalité de l'ouvrage. Mais attention, Lizboa, c'est 2 pages, pas plus.

 

Au terme de la description du pays, c'était un 2 en notation Grog. Mais il restait 44 pages de campagne. Alors si celle-ci utilisait le matériel et montrait quoi faire en Espanya, ça vaudrait peut-être un 3 ?

Eh bien, après la lecture, je ne suis pas loin de coller un 1 à ce supplément.  J'ai rarement vu aussi mauvais. On commence par le synopsis plutôt confus, ce qui n'augure pas du bon.

A la lecture du scénario en revanche, l'intrigue est plutôt simple. Les PJ sont recrutés pour récupérer les travaux d'un scientifique mais sont coiffés au poteau par un agent d'une faction inconnue. En réalité, ils sont deux : un frère et un soeur, nobles spoliés, qui veulent se venger. Les PJ engagent une course poursuite contre l'un puis l'autre aux 4 coins de l'Espanya et en Ifriquia.

Comme ça, on pourrait se dire que ça peut être bien. Mais, sincèrement, on dirait que l'auteur a couché sur papier les notes récapitulatives de sa campagne. En effet, s'il existe des scénarios linéaires et dirigistes, ici on franchit toutes les limites. L'auteur résume ce que feront les PJs. Rarement, il dévie vers des possibilités alternatives. Un exemple ?

"Mais s'ils sont avisés, ils devraient comprendre qu'on ne peut forcer les portes de la maison d'un grand noble (...). S'ils attendent des nouvelles de leur employeur, les pigeons ne tarderont pas à leur proposer des solutions". Et de là, toute la suite du scénario est rédigée en fonction de la couverture offerte en Deus Ex Machina par le MJ. Aucune alternative n'est considérée.

C'est un peu comme ça tout le long. Combien de fois nos espions sont avec les PJ, aux mêmes endroits, l'auteur considérant les PJs comme pieds et poings liés car l'espion est dans la cour de tel ou tel noble. Pour lui, ils doivent alors tisser des liens politiques pour pouvoir agir. Mais jamais l'auteur ne s'embarasse d'un "et si". Et si ils tentent une action commando de nuit ? Et s'ils font ourdir une machination contre l'espion ? etc. Visiblement, ça ne lui semble pas plausible.

Il écrit son récapitulatif, droit sur ses rails, alors que le MJ fait face à une histoire où rien ne pourrait se passer comme prévu. Un exemple : les PJs retrouvent la soeur espionne. C'est elle qui indiquera aux PJ où se trouve son frère si elle pense qu'elle va mourir (elle trahit car car elle veut rester unie à lui dans la mort -mouais passons sur la ficelle scénaristique improbable-). Aucune autre option n'est considérée. Et donc, si les PJs la passent au fil de l'épée pendant le combat ? Et si ils ne la torturent pas ? Fin de l'aventure ?

Bien sûr un MJ expérimenté s'en tirera mais comment l'auteur peut ne même pas dire quelques mots sur ces éventualités ? C'est quand même la base.

Parfois, il pousse le bouchon de la linéarité à son paroxysme : Exemple :

Alors que le bateau des PJ poursuit celui de l'espion :

"Cependant,l'abordage, qui semblait inévitable, est à chaque fois retardé par des incidents fatidiques (...) : d'abord des forts contrevents glacés venus du large, ensuite le vieux moteur rendant l'âme, enfin les méchants récifs émergeant de la surface...".

Et oui, juste comme ça.

Globalement, c'est vraiment mauvais et ça conclut mal un ouvrage déjà difficile à exploiter.

 

En conclusion, on a un supplément peu inspirant avec beaucoup de background manquant de concret et une campagne mauvaise. Ca vaut un 2 tout au plus.

Critique écrite en août 2021.

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