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Chasing the Dragon

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Références

  • Gamme : Cyberpunk
  • Sous-gamme : Cyberpunk 2020
  • Version : première édition
  • Type d'ouvrage : Scénario / Campagne
  • Editeur : Atlas Games
  • Langue : anglais
  • Date de publication : janvier 1992
  • EAN/ISBN : 1-887801-38-3
  • Support : Papier
  • Disponibilité : Paru

Contributeurs

Contenu de l'ouvrage

Matériel

Livre à couverture souple de 64 pages.

Description

Un attaché-case a été volé aux personnages, et ils doivent le retrouver parce qu'on les considère comme responsables de sa perte. Cette recherche les amènera à parcourir la zone de combat de Night City à la recherche de celui que l'on appelle "le dragon". Les péripéties sont au rendez-vous, et la prudence sera nécessaires pour que les joueurs survivent à l'univers hostile de la zone de combat.

Le scénario explore plusieurs axes. Tout d'abord, les personnages vont devoir se familiariser avec la zone de combat dans laquelle ils se trouvent et les différents endroits clés (bar à drogue, bordel, etc.). Ensuite, ils devront se mêler qu'ils le veuillent ou non à la guerre des gangs qui déchire la zone, entre Klash, Razor Boyz et Sisters... un gang de femmes.

Le fond de l'histoire pourra surprendre puisque après une chasse éperdue, les personnages réaliseront que le Dragon est - comme son pseudo ne l'indique pas - une femme, et qu'elle oeuvre au coté des Sisters pour nettoyer la zone. Les personnages auront peut être même la possibilité de se ranger de son coté.

Cette fiche a été rédigée entre le 8 mai 2000 et le 8 mai 2009.  Dernière mise à jour le 26 mars 2013.

Critiques

Coredump  

La maquette et les illustrations sont vomitives, l'histoire squelettique et juste prétexte à une enquête quasi-linéaire ponctuée de combats, à peine rachetée par une conclusion presque surprenante.

Pourtant j'ai une certaine tendresse pour ce scénario (peut être parce qu'il fut un de mes premiers achats), qui possède à mon avis la qualité de proposer des points de départ intéressant. Par exemple, le MJ peut décider d'étoffer le background (inexistant) de la zone de combat concernée, des gangs, des personnalités des différents PNJs, et changer quelques détails de déroulement çà et là. Au prix d'un certain effort, ce scénario peut devenir une campagne passionnante. Je le sais... j'en ai fait jouer une version personnalisée par trois fois !

Le Borg Cornu  

Ce supplément est effectivement d'une laideur repoussante mais le contenu recèle quelques éléments qui méritent d'être exploités. Pour moi, les scénars Atlas se suivent et se ressemblent: sur le papier c'est pas ça mais à jouer, ça fonctionne. C'est là le principal.

The King  

Un bon scénario car il y a un peu de tout : de l’investigation, de la diplomatie, de la baston et quelques rebondissements, ainsi qu’éventuellement de l’infiltration et un assaut d’un bâtiment. Il est à des années-lumière de ce que proposent habituellement les aventures d’Atlas Games qui se concentrent souvent sur une scène ou deux, généralement des combats. Il faut souligner que l’auteur n’est autre que le créateur de Talislanta, un jeu qui « s'articule autour des idées de contact entre les peuples …. On est plus chez Marco Polo que chez Tolkien » (dixit Wikipédia). Le fait est que les PJ devront évoluer parmi 4 gangs bien distincts les uns des autres (un clan de cinglés, un d’ados paumés, un de nanas et un de Jamaïcains dealers, chacun ayant leurs codes et leurs couleurs). Ils visiteront peut-être une boîte de nuit, un bordel et un toubib « retiré », expert en implants cybernétiques et chirurgie esthétique dans son taudis délabré. Une scène d’expédition punitive (tirer dans le tas – c.à.d. la foule – pour tuer un membre d’un gang ennemi) m’a aussi rappelé le vieux jeu vidéo Syndicate Wars (quand j’étais jeune et m’amusais à me défouler sur les badauds).

Comme souvent, les PNJ sont issus de différents milieux ethniques, permettant de se démarquer un peu du leucoderme standard, ce qui fait défaut à pas mal de classiques, dont Blade Runner 1 et 2, par exemple. Cela en fait un scénario plus réaliste. La maturité du scénario peut aussi surprendre : nombre de PNJ sont camés plus ou moins en permanence et leur soutirer des informations ne demandera pas forcément des bakchichs numéraires.

D’ailleurs, il arrive souvent que la couverture aspire la plupart du budget illustration pour appâter le client, quitte à délaisser les dessins intérieurs. Ici, et contrairement aux deux critiques ci-dessus, je trouve les illustrations intérieures plutôt réussies contrairement à celle de la couverture, avec de vraies « gueules » cyberpunk, dignes de New York 1997. Il y a par exemple des punks tellement grimés qu’ils ressemblent au groupe KISS, en moins souriants.

Bref, pour moi, c’est une réussite qui manque le maximum car le scénario manque un peu de pédagogie : les infos sont fournies un peu comme une encyclopédie et un MJ débutant aura peut-être un peu de mal à coordonner tout cela. Une scène est également un peu capillotractée, dans laquelle les PJ doivent obligatoirement s’en prendre plein la tronche pour faire avancer l’histoire.

Critique écrite en juin 2021.

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Mots des auteurs

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Critiques

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